Ali Baba et les quarante voleurs (Hiroshi Shidara, 1971)

(juste pour le fun j’ai décidé de chroniquer les films d’animation que je vais visionner pendant les fêtes)

アリババと40匹の盗賊
Aribaba to Yonjuppiki no Tozoku
Ali baba et les quarante voleurs
Réalisation de Hiroshi Shidara
Film japonais de 1971

Ça commence fort avec cette affirmation que je fais à l’instant: Toei Dega est le studio d’animation japonais le plus sous-estimé qui soit. Sous-estimé parce que sa grande époque, 1958-1972, est une époque beaucoup trop lointaine pour les otakus, préférant souvent s’arrêter dans leur exploration vers le milieu des années 70. Les films de cette époque sont excessivement rares et quasiment aucun n’a été exporté hors du Japon (Le Serpent blanc et Horus prince du soleil sont sortis en France, Horus au Royaume-Uni, Le Chat Botté en Amérique… c’est tout). C’est encore plus étonnant si l’on considère son importance, puisqu’ils ont fait évoluer l’animation japonaise à grand pas, Yasuji Mori ayant peut-être contribué à cet art autant que Tezuka pour le manga, et qu’il s’agit du studio où Takahata et Miyazaki ont fait leurs premières armes.
Pour faire simple, il est considéré que Ghibli est tout simplement la succession de Toei Dega. Les films sont plus familiaux et simple, mais souvent d’un charme sans égal.

En ce qui concerne Miyazaki, Ali Baba et les quarantes voleurs est l’un des rares film où il était key animator, s’occupant entre autre de l’impressionante finale avec le château en destruction. Ce sera son dernier film chez Toei Dega.
L’histoire concerne Ali Baba le 33ème, héritier du trésor qu’a obtenu le premier Ali Baba. Cependant, les 32 générations précédentes ont vidés la moitié du trésor, et le Ali Baba actuel… l’autre moitié. Tout ce qu’il reste est une vieille lampe avec laquelle Ali Baba le 33ème fera régner la tyrannie et le désordre. Jusqu’à ce qu’un petit garçon, 38 chats et une souris décident d’y mettre terme.
L’animation est très limitée, mais l’excellent design cartoon, très atypique, compense et offre un design très agréable qui contribue à l’humour déjanté du film (il n’y a aucune limite, par exemple l’un des garde d’Ali Baba se transforme à un moment sans raison en escouade anti-émeute très moderne!). La palette de couleurs est aussi assez particulière, beaucoup de rose et de mauve, mis en fort contraste avec du vert ou du jaune, ce qui donne un aspect encore plus bande dessinée qu’anime japonais à l’ensemble.
C’est le genre de film qui peut plaire à tous, j’aurais adoré voir ça jeune pendant la période des fêtes.

Après cette époque (mort du fondateur, les grands noms quittent la compagnie, etc.), Toei Dega devient un studio d’animation à la chaîne. Adaptations de mangas et de séries télés, animation de télé-série américaines (Transformers, G.I. Joe)… Le studio devient anonyme et sans prestige, bien qu’il soit dur d’ignorer le fait qu’ils ont produit Albator, Galaxy Express 999, Les Chevaliers du Zodiaque, Dragon Ball et tout ça… Ou même le film Aladdin et la lampe merveilleuse (1982), que j’ai dû regarder 200 fois dans ma jeunesse et qui est pourtant tellement, tellement moche. J’aurais préféré voir Ali Baba et les quarante voleurs.


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