Summer Wars (Mamoru Hosoda, 2009)

サマーウォーズ (c’est simplement « Summer Wars » écrit en Kanji)
Summer Wars
Réalisation de Mamoru Hosoda
Film japonais de 2009

Ci-haut le meilleur plan du film, qui a des airs de peinture traditionnelle japonaise, et qui justement, par son déplacement latéral vers la gauche de la caméra, fait penser aux peinture en rouleau (nommés, merci Wikipédia, Makimono). C’est directement après un moment crucial au film, et c’est exactement le point où le film a complètement changé à mes yeux, passant d’un film très ordinaire à quelque chose de mieux. Le début me donnait des airs de mélange de film romantique et de film d’action assez bête (gentils contre méchants) qui ne prenait pas. Malgré quelques absurdités tirées d’un mauvais film de Pokémon, quelques clichés et un ensemble assez grossier (simple, et pas mal trop de hasards), Summer Wars s’en tire plutôt bien.

L’on a donc un étudiant en mathématiques, Kenji Koiso, qui est faussement accusé d’avoir hacké un espèce de monde virtuel/réseau social si influent et important qu’il met en péril le monde entier. Il est à ce moment là en «vacances» chez une famille au long passé, issue d’un clan autrefois proéminent.

C’est peut-être là l’aspect le plus intéressant du film. Il est assez rare de voir un tel optimisme en ce qui concerne le pont entre les générations et l’importance de ce qu’accompli la nouvelle génération. Le conflit entre le Japon traditionnel et le Japon urbain en est un assez évident (et auquel le monde entier assiste, en quelque sorte) étant donné l’énorme contraste à prime à bord. Et pourtant, dans Summer Wars, les accomplissements du passés ne sont pas fait en vain et servent les accomplissements du présent, même si l’on passe des guerres de samouraï à jouer à un jeu vidéo (mais qui sauve le monde réel!). C’est un peu le genre de chose qui fait rêver les geeks. Tout ceux qui faisaient quelque chose d’incroyablement «important» jusqu’à ce que maman débranche l’ordinateur.

Le contraste se fait par deux esthétiques. L’une est assez commune, près de l’image que l’on a en pensant à Ghibli et qui représente le monde réel. Le trait est cela dit plus cassé, angulaire qu’un Ghibli. L’autre, le monde virtuel, est beaucoup plus actuelle, inspirée de l’esthétique pure en technologie (par exemple, Apple, dont les produits apparaissent dans le film, ou l’art de Takashi Murakami) avec de l’intégration d’animation 3D et une esthétique hétérogène qui passe par toute les gammes de kawaii pour les personnages qui l’habite. L’univers virtuel du film n’est pas clairement défini, il est dur de dire si il s’agit d’une représentation fantaisiste par le réalisateur du film de ce qui s’y passe, puisque lorsqu’on voit les écrans d’ordinateur, de téléphone portable ou de Nintendo DS (?!?) l’on y voit pas du tout la même chose… dans 95% des cas. Le 5% n’ajoute qu’à l’incompréhension. Il faut déjà accepter qu’un réseau social/monde virtuel soit assez puissant pour qu’on puisse briser des aqueducs, dérouter des GPS et rediriger des satellites… Mais franchement, pourquoi pas, a côté de tout les autres trucs qu’il faut accepter dans le film.

C’est un peu navrant, à un moment du film, de voir une nette séparation entre les femmes et les hommes de la famille, comme si le rôle de transmettre l’héritage du clan était une affaire d’hommes, malgré la présence de la grand-mère (qui, elle, soude cette famille). Peut-être ai-je mal compris, mais j’ai mal compris à quoi servait cette séparation (autre qu’un obstacle). On aurait pas eu ça dans un Ghibli!

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