Bennys badekar (Jannik Hastrup et Flemming Quist Møller, 1971)

Bennys badekar
La Baignoire de Benny
Réalisation de Jannik Hastrup et Flemming Quist Møller
Film danois de 1971

Ce film est vu comme un classique au Danemark, mais il a rarement été vu hors de son pays d’origine. Et c’est dommage car il s’agit d’un film de qualité, d’une esthétique débordante de vitalité et d’imagination. Des films comme Bennys badekar, il n’y en a pas d’autres.

Benny est un petit garçon qui vit dans ville moderne, entourée d’une architecture froide à la Le Corbusier et de parents négligeant. C’est un monde fait de photographies en noir et blanc, seuls les êtres vivants sont des personnages animés en couleurs. Après avoir récupéré un têtard dans un petit lac adjacent, Benny découvre que celui-ci est un prince et l’amène découvrir un monde en couleurs au fond de sa baignoire! Il s’échappe du monde froid dans lequel il vit pour en découvrir une parodie peuplée de personnages étranges.


Bennys badekar épate par son style graphique. Les dessins sont des taches de couleurs, on sent la peinture s’animer à chaque image, créant une texture très particulière, vivante. L’animation est de bonne qualité, sans être techniquement parfaite ou réaliste elle regorge d’idées étranges, les personnages prennent les formes qu’ils veulent, s’allongeant le nez ou se dédoublant, il n’y a absolument aucune règle et seule l’inventivité règne. Le moment le plus fascinant du film est lorsqu’un numéro musical explose et devient de l’animation directe sur pellicule, ce qui crée une danse de couleurs abstraites complètement folle et pourtant tout à fait dans son contexte. C’est, j’en ai bien l’impression, le seul exemple au monde d’animation directe dans un film d’animation «mainstream».

Je viens de mentionner la présence d’un numéro musical mais il y en a plusieurs, au point qu’il s’agit avant tout d’un film en musique. Celle-ci est tout aussi imaginative et belle que l’image, passant par plusieurs styles exotiques, sitar ou musique latino et toujours rhytmée. Voilà un film inspirant qui donne envie de prendre ses outils, faire un film et de rejoindre la fête. Jannik Hastrup et Flemming Quist Møller sont aussi les réalisateurs de Samson og Sally (1984), un autre long-métrage d’animation sous-marin, concernant deux baleines, que plusieurs au Québec ont vu jeune dans le temps des fêtes…

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