L’Horloge magique ou La petite fille qui voulait être princesse (Ladislas Starevitch, 1928)

L’horloge magique ou La petite fille qui voulait être princesse
Réalisation de Ladislas Starevitch
Film français de 1928

Bombastus, mystérieux et ancien horloger, crée une géante horloge magique habitée par un royaume féerique. Les 12 chevaliers du roi du royaume de l’horloge sont amoureux de la princesse, et à chaque heure l’un d’eux tente de la séduire. Mais le treizième chevalier, le chevalier noir, ne suit pas ces règles… Yolande, fille de l’horloger, décide de s’impliquer dans l’histoire et de modifier le cours du temps.

À 45 minutes, L’Horloge magique est sur la fine ligne entre ce que certains considère un long-métrage ou un court-métrage. Hors, je vais me contenter de considérer le terme anglophone « feature length », si un film est assez long pour être la présentation principale, c’est un long-métrage. Considérant cela, le contexte des années 20, le cinéma muet et la règle des Academy Awards qui dicte qu’un film est un long-métrage à partir de 40 minutes, eh bien nous avons ici le deuxième long-métrage d’animation de l’histoire, si l’on fait exception aux films aujourd’hui disparus de Quirino Cristiani. À vous de juger, et quoi qu’il en soit ce n’est pas très important.

Ladislas Starevitch prouve sans problème qu’il est un des maîtres incontestable du stop-motion, animant de très longues pièces entièrement seul, avec son esthétique gestuelle qui lui est propre et d’une fluidité rare pour l’époque. Les personnages ont une foule d’expressions faciales, bougent comme ils le veulent et même la caméra bouge, une rareté en Stop-motion. Il y a aussi cette signature visuelle de Starevitch, l’utilisation de «motion blur», chose que l’on ne verra nul part ailleurs en Stop-Motion jusqu’aux années 80 dans les effets spéciaux à Hollywood. Il y a aussi d’épatantes prises de vues avec des acteurs réels et des personnages en stop-motion autour.

Le film souffre un peu dans la deuxième partie, moins intéressante que la première. Deux personnages s’ajoutent à l’histoire et prennent subitement beaucoup de place, et on se demande d’où savent-il les noms et les désirs des protagonistes. La fin ne résout pas toute l’histoire et c’est dommage. Le principal intérêt est le charme et la féerie à l’ancienne de l’univers du film. Sans être, ni au plan narratif, visuel ou technique, Le Roman de Renard, le film que Starevitch réalisa ensuite (entre 1929 et 1930, pour sortir qu’en 1937) et qui est sans doute son ultime chef-d’oeuvre et un bijou du cinéma d’animation, L’Horloge magique reste une belle pièce d’animation enchanteresse. Mais… comment? Vous n’avez jamais vu Le Roman de Renard? Non mais! Non maiiis!!!

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