Gauche le violoncelliste (Isao Takahata, 1982)

セロ弾きのゴーシュ
Sero Hiki no Goshu
Gauche le violoncelliste
Réalisation de Isao Takahata
Film japonais de 1982

Adaptation d’une nouvelle de Kenji Miyazawa (célèbre écrivain du début du 20e siècle, dont la nouvelle Train de nuit dans la Voie lactée a donné lieu à une autre adaptation en dessin animé, en 1985 par     Gisaburo Sugii, film qui divise les foules par sa lenteur mais que j’ai trouvé formidable). Gauche est un médiocre joueur de violoncelliste. Au début du siècle, où les films muet dominent, les orchestres sont en demande et ce n’est pas étonnant d’y trouver un musicien médiocre à l’emploi. Cependant, chez lui, des animaux de la forêt sont vivement intéressés par sa musique.

L’histoire de Gauche fait penser à une vieille fable d’il y a longtemps. L’on a malheureusement un protagoniste creux propre à ce genre d’histoires, mais c’est tout ce qui l’entoure qui est intéressant. La façon dont les animaux, que Gauche semble prendre au début pour des esprits (d’un oeil occidental, sa première réaction hostile face à eux est étrange), viennent interagir avec Gauche constitue l’essence du film. C’est qu’il s’agit d’une « fable » sur l’art et l’enseignement. Les animaux emploient la ruse pour déjouer le violoncelliste et le dernier qui le visite est d’une ambiguïté assez formidable.

Le budget du film était peut-être très bas. Le film fait tout juste une heure. Format d’image carré, on sent fortement que les dessins ont passés au Xerox et l’animation est limitée, cela donne des airs de série télé. Mais si contrainte budgétaire il y avait, elle est bien contournée par des plans poétiques et minimalistes. Et la musique orchestrée qui accompagne le film sans relâche du début à la fin ajoute une richesse évidente. Je suis un peu divisé sur le film, peut-être manque t-il un peu de viande autour de l’os, j’aurais aimé un film plus long qui aurait rendu le protagoniste plus détaillé, plus vivant. Des films du réalisateur, c’est peut-être celui qui m’a le moins touché, mais je n’irais même pas le qualifier de mauvais. Oui, j’aime mon Takahata.

Il ne me reste que le documentaire sur la rivière Yanagawa et j’ai vu tout les films de Takahata! Et vivement qu’il termine son film actuel.

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